Elle n’est pas une patiente du cabinet, je ne la connais pas.

C’est une jeune active, une femme mariée qui privilégie plutôt sa carrière professionnelle

Elle n’a pas d’enfant. Ce n’est pas qu’elle n’en veut pas, c’est qu’elle a déjà essayé d’en avoir, sans succès.

Et maintenant il est trop tard ou trop tôt. Elle a un nouveau travail avec des responsabilités, cela fait à peine un mois qu’elle a commencé.

Elle ne veut pas tout compromettre.

Et puis son médecin est en vacances.
Son médecin est en vacances et elle a un retard de règles.
Cela fait 2 semaines qu’elles auraient dû arriver.
Elle s’imagine plus ou moins stérile, mais dans le doute, elle prend la pilule.

Deux semaines que l’angoisse monte.

Alors voilà, aujourd’hui elle a fait un test de grossesse qu’elle a acheté à la pharmacie.

Quand elle voit la petite bande blanche devenir rose, elle pense que c’est impossible, que ce n’est pas le bon moment, que c’est une catastrophe.

Elle est enceinte.

Elle vient me voir, car je suis le seul médecin (alors jeune installé) a avoir encore de la place disponible sur son planning

Quand elle entre dans mon cabinet et qu’elle m’explique la situation, j’avoue que je suis un peu angoissé.

J’ai peur de ne pas savoir quoi lui dire, peur de ne pas comprendre ce qu’elle veut, peur de mal gérer la situation.

Elle me demande la marche à suivre pour une IVG

Elle m’explique que c’est la seule décision logique pour elle dans sa situation, qu’elle n’a pas le choix. Sa carrière en dépend.

Je lui dit que je la comprends.

Je lui demande ce qu’en pense son mari. Elle me répond qu’à priori il n’est pas très enthousiaste à l’idée d’être papa là tout de suite, mais qu’elle n’en a pas beaucoup discuté avec lui.

Je lui dis que si elle ne veut pas le garder, l’IVG est encore tout à fait possible au stade présumé de sa grossesse.

Mais je lui suggère aussi d’autres pistes de réflexion.

« Et le garder ? J’ai cru comprendre que vous avez déjà essayé d’avoir un enfant ? C’est peut-être une occasion à saisir ? L’occasion ou jamais ? Sauf si, bien sûr, cela vous met dans une situation impossible, moralement financièrement ou matériellement. » que je lui dis. « Un enfant doit être désiré, aimé, attendu. Si vous ne voulez vraiment pas d’enfant, que c’est votre choix, bien entendu, il ne faut pas le garder. »

Je lui explique également que l’IVG n’est pas un acte anodin.
Qu’il peut y avoir des complications.
Qu’il peut y avoir des regrets aussi.

Mais elle a l’air décidée. Sa carrière professionnelle compte trop.

Alors d’accord, je lui fait un certificat comme quoi elle est enceinte et désire une IVG.
Je lui indique les adresses où elle a une chance d’être prise en charge rapidement

Elle quitte mon cabinet manifestement soulagée.

Je ne la revois pas tout de suite.

Juste le temps pour moi d’oublier cette histoire, quelques semaines plus tard, la voilà dans la salle d’attente.

Je lui accorde quelques minutes, je suis pressé, j’ai beaucoup de gens à voir et elle n’a pas rendez-vous.

Elle m’explique que lors de notre première rencontre, elle était perdue.
Que je l’ai écouté, sans la juger.
Qu’elle est partie de mon cabinet le coeur léger.
Qu’elle a suivi une de mes pistes de réflexion.

Elle va garder le bébé.
Elle est heureuse.
Il va falloir que sa vie professionnelle change, mais c’est tellement génial.

Putain, j’aime mon métier.

Epilogue : Ce billet, n’est en aucun cas une critique du droit des femmes à l’IVG. Ce droit est acquis, légitime et ne saurai être remis en cause. Ce billet est juste une illustration de ce putain de beau métier qui permet, le temps d’une consultation, à un médecin comme moi, d’aider une femme à prendre SA bonne décision. En l’occurrence, sa plus grande et plus géniale décision.

Publié dans Médecine, Mes petites histoires.

22 Commentaires

  1. Ben voilà, j’ai les larmes aux yeux de bon matin.

    C’est simple, clair, juste, professionnel et emprunt d’humanité.

    Bravo Monsieur le Médecin et merci à cette jeune femme d’être revenue pour vous faire partager sa décision et surtout son bonheur.

  2. Beau billet, je me retrouve dans ces lignes.
    Lorsque je rédige le certificat initial et que je donne les adresses à l’issue de ces consultations forcément longues, je précise aux patientes qu’il ne s’agit que d’une porte ouverte pour elles. Porte qui leur permet de s’engager dans la procédure d’IVG sans perdre de temps mais en même temps de se rétracter et de changer d’avis si du fait de l’information, de l’échange et de leur réflexion le désir de le garder se faisait sentir. Une des beautés de notre métier est d’accompagner les hommes (qui parfois sont des femmes) en leur montrant des perspectives qui les concernent mais qu’ils ignoraient encore. Moi aussi j’aime mon métier.

  3. Dr_Ventouse dit :

    Sujet délicat. Entre empathie et mise à distance. Occulter ses propres idées sur la question. Importance d’une information loyale. Et surtout, donner le temps de la réflexion, pour que la patiente s’approprie SA décision: un IVG sans regret ni culpabilité (et oui c’est possible, contrairement à ce que la « norme » de pensée voudrait faire croire aux femmes) ou une maternité désirée pour soi-même et non pas pour les autres.

  4. Ou la définition d’une information loyale et claire. Tout simplement.

  5. D’une certaine façon tu as de la chance, qu’elle soit revenue te voir et te dise qu’elle ait changé d’avis.
    Elle aurait pu psychologiquement, puisque la fin de la dernière Cs était sur une demande d’IVG (venant de ses propres conclusions), en changeant d’avis, t’associer à l’idée de son dernier choix, et donc ne plus vouloir te revoir ou ne pas vouloir te le signifier puisque ce n’est pas une patiente qui vous consulte habituellement.
    Elle aurait pu aussi aller jusqu’au bout de sa démarche, faire l’IVG et t’en vouloir, alors que tu n’y es pour rien, pour ne pas s’en vouloir à elle-même d’assumer un choix difficile.
    L’histoire se termine bien, et heureusement

  6. Dr_Ventouse dit :

    Sans vouloir polémiquer, Thoracotomie tu as illustré dans ton commentaire ce que j’appelais plus haut « la norme de pensée sociétale » imposant inconsciemment à la femme en désir d’IVG l’épée de Damoclès du « regret et de la culpabilité », comme s’il ne pouvait en être autrement. Pire, celle-ci incapable d’assumer SA décision, désignera un bouc-émissaire.

    Je dis cela sans écume à la bouche. Je constate juste, en tant que femme, que le travail pour l’évolution de nos mentalités est un effort de tous les instants.

  7. Ça rejoint beaucoup mes réflexions personnelles sur le sujet, lorsqu’on m’a proposé de faire des consultations pré-IVG. Et je crois que j’en suis arrivée à ça : quelque soit leur décision finale, je les ai accompagné et aider à prendre LEUR décision.

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  9. Nous avons parfois le pouvoir de changer les vies. En bien ou en mal.
    Il faut toujours nous en rappeler ou toujours nous le faire rappeler.
    Le pouvoir médical, c’est ça.

    Merci Stéphane pour ce rappel de vaccination anti blasitude.

  10. lap1.blanc dit :

    Je suis un farouche défenseur de l’IVG, je ne le cache pas, pour moi c’est un droit plein et entier, mais pas sans conditions.

    Un enfant, c’est un bouleversement. Le médecin n’est nullement un juge (sinon, il aurait fait magistrat hein). Il soigne et accompagne les patients, ainsi que les décisions de ses patients. Il propose et diffuse son savoir, son analyse professionnelle, et propose les pistes possibles, il explique les tenants et les aboutissants de la décision du patient, ainsi que de toutes les solutions alternatives.

    En gardant cette place, le patient vient chercher, lors de la consultation, conseil et éclairement. Le médecin est le point inflexible lors du bouleversement qu’est une grossesse. Et surtout, il faut prendre le temps de donner le temps de la réflexion au patient.

    C’est, je crois, le sens de la phrase « avis éclairé ». Un avis où le médecin n’aurait pas répondu à la question du patient « mais, vous, PERSONNELLEMENT, qu’en pensez-vous ? », un avis où le médecin serait resté scientifique et pas savant.

    Un enfant doit être désiré, aimé, élevé et éduqué du mieux possible. C’est un engagement lourd, l’engagement d’une vie. Cette vie qui n’appartient pas au médecin, mais au patient. Cet engagement mérite toute la réflexion possible de la part de la mère et du père, et la dure tâche du médecin est celle d’éclairer cette décision sans l’orienter.

    Ce billet respecte pour moi tous les prérequis d’un bon exercice du droit d’IVG. J’imagine que les futurs parents ont dû longuement discuter, conscients des implications de chacune des décisions. Et ils ont eu envie d’avoir un enfant, se sentant prêt à en assumer la pleine charge, et à récolter totalement la joie que ça apporte.

    Bon boulot Doc’ !

  11. Très beau texte…
    J’avoue que les premières lignes m’ont fait un peu peur (l’épilogue laisse suggérer que tu t’attendais à cette peur, d’ailleurs). Mais le reste m’a beaucoup touchée.
    Aujourd’hui j’ai vu une femme pour contrôle post-IVG, je l’avais vue pour la consultation d’IVG, 2 fois parce qu’on ne voyait pas de vésicule vitelline à l’écho. Elle me l’avait dit, elle ne veut pas de cette IVG mais son homme, oui. Je ne l’ai jamais vu sans lui. il l’oblige à subir cette IVG, alors il la soutient… Donc pas moyen de la voir sans lui. Je lui ai proposé, j’ai même été très lourde, je crois, de voir notre psychologue, à la maternité, je me suis dit qu’elle s’en sortirai mieux que moi… Elle a fait l’IVG. Elle revient pour l’écho de contrôle, et elle me demande si elle est obligée. Je lui ai dit que oui, il faut s’assurer que c’est bien fini… Heureusement l’écho est bonne, pas de rétention.
    Petite question apparemment anodine « c’est normal de pas être très bien après ça ? Pas physiquement je veux dire… »
    J’ai répondu comme j’ai pu, que oui, elle a toute les raisons d’être triste, elle en a le droit, c’est très normal. Les hormones, la décision, la situation difficile, elle peut aller mal, c’est normal. Encore une fois, qu’elle veuille parler ou non, elle peut voir notre psychologue encore une fois.
    Je me sens perdue, mais elle dit quand même « merci beaucoup de m’avoir soutenue tout du long », et son air est très très sincère… J’ai l’impression qu’elle le pense, que je lui ai fait du bien. Même si je me sens paumée…

    Sinon, quand l’IVG est faite, et qu’il y a ce doute « est-ce que j’ai bien fait ? », j’ai ma petite réponse…
    « vous avez pris la décision vous-même ? Personne ne vous a forcée ? Vous avez pensé à vous, vos enfants déjà là, votre travail, votre mari, votre entourage, et l’avenir de ce foetus ? Alors c’est que vous avez pris la bonne décision. Tout décision est la bonne si elle est la vôtre »
    Enfin c’est moins rédigé quand je le dis que quand je l’écris…

  12. Dr Stéphane dit :

    @Tous

    Merci pour vos gentils mots.
    Je tiens juste à préciser que ce que je raconte ici est une situation exceptionnelle. La plupart du temps, je n’ai pas de nouvelles et, quand j’en ai, c’est pour marquer « IVG » dans les antécédents.
    C’est la seule et unique fois où j’ai eu un retour tel que celui-là. Ca m’a marqué.
    (Allez pas croire que je vis ce genre de situation tous les jours, hein … et que toutes les patientes viennent remercier systématiquement le bon Dr Stéphane … Oh non … Remarquez ça serait sympa … mais non.)

  13. docteurdu16 dit :

    @ Ventouse
    Je ne suis pas du tout d’accord.
    La norme sociétale, que c’est pédant, c’est au contraire de dire que l’IVG est banalisée.
    Personnellement, je suis athée, je suis contre la peine de mort et je n’aime pas beaucoup l’IVG.
    Dans mon cabinet je ne discute jamais la décision de la femme et du couple, dans l’immense majorité des cas cette décision est prise, mais je me méfie des déclarations à l’emporte-pièce de la femme qui cache souvent son désarroi derrière des certitudes.
    Je tente donc de la prévenir, pas de prévenir l’IVG, des conséquences de l’une ou l’autre des décisions.
    J’essaie d’anticiper.
    Quant au premier appel téléphonique au centre de planning, c’est dans le style : il vous faut un test de grossesse, une échographie et un chèque (!). Dans les cliniques : les IVG à droite (ostracisme) et en avant les euro.
    Je voulais juste dire à docteur Stéphane que son émotion est lié, d’une certaine façon, à une sorte de culpabilité liée au refus de diviser la conscience. La division de la conscience, c’est, au niveau sociétal, le refus de la peine de mort et le droit des femmes à disposer de leur corps. Ce qui me fait dire que le taux d’IVG n’est pas près de diminuer car l’IVG fait partie du désir d’enfant désiré qui domine nos comportements. Dans la Rome antique on « exposait » les nourrissons dont on ne voulait pas, surtout les filles, dans la rue jusqu’à ce que mort s’en suive. En Inde, actuellement on tue aussi les filles à la naissance. Chez nous on « désire » des enfants.
    Cette division de la conscience ne signifie pas que je suis contre l’IVG : je respecte la décision des femmes et des couples mais je réfléchis à la signification sociale, anthropologique de l’interruption de grossesse. Et ce n’est pas facile.
    Désolé de ne pas penser comme tout le monde.

  14. javelor dit :

    salut
    ça m’est arrivé l’an dernier
    presque exactement la même histoire
    et j’ai été particulièrement émue quand j’ai aperçu le nouveau-né avec sa mère dans ma salle d’attente
    (elle va en chier, comme nous tous 😉 mais putain, elle va l’aimer ce gosse :’-) )

    j’ai fait des tas de « consultation IVG » quand j’étais interne, pour la plupart, ça se terminait en IVG, mais il me semble qu’on perçoit quand la femme hésite et attend de nous un coup de pouce pour ne pas interrompre sa grossesse, comme si elle venait vérifier que ça existe des gens qui écoutent, qui ne jugent pas, qui sont prêts à filer un coup de main, et que ça vaut la peine de donner la vie dans ce monde infernal.

    je ne vois dans ton billet aucune raison de polémiquer, je n’y vois que de l’humanité
    tu as été « parfait » = humain
    garde intactes ces émotions que tu as ressenties, ne les gâche pas en essayant de te justifier

    bises

    putain, j’aime notre métier aussi !

  15. Philippe Gros dit :

    Je ne vois pas en quoi c’est génial.
    Vous avez influencé une patiente en lui suggérant une autre décision que celle que son coeur lui disait de suivre…?
    Le père ne voulait pas d’enfant, elle sacrifie sa carrière, et le poids en sera imputé à l’enfant, inconsciemment.
    Je vois dans mon boulot beaucoup d’enfants qui n’ont pas été désiré, et je vous assure que ça ne donne que rarement des adultes équilibrés.

  16. Philippe, je crois que vous avez mal lu l’article. Vous dites :
    « Le père ne voulait pas d’enfant »
    Je lis dans le billet :
    « Elle n’a pas d’enfant. Ce n’est pas qu’elle n’en veut pas, c’est qu’elle a déjà essayé d’en avoir, sans succès. »
    « Elle me répond qu’à priori il n’est pas très enthousiaste à l’idée d’être papa là tout de suite, mais qu’elle n’en a pas beaucoup discuté avec lui. »

    Vous dites :
    « elle sacrifie sa carrière »
    Je lis dans le billet :
    « Il va falloir que sa vie professionnelle change, mais c’est tellement génial. »
    Vous dites :
    « Je vois dans mon boulot beaucoup d’enfants qui n’ont pas été désiré, et je vous assure que ça ne donne que rarement des adultes équilibrés. »
    Je lis dans le billet :
    « « Un enfant doit être désiré, aimé, attendu. Si vous ne voulez vraiment pas d’enfant, que c’est votre choix, bien entendu, il ne faut pas le garder. » »
    Vous dites :
    « Vous avez influencé une patiente en lui suggérant une autre décision que celle que son coeur lui disait de suivre…? »
    Je lis dans le billet :
    « Elle m’explique que lors de notre première rencontre, elle était perdue.
    Que je l’ai écouté, sans la juger.
    Qu’elle est partie de mon cabinet le coeur léger.
    Qu’elle a suivi une de mes pistes de réflexion. »

    Bref, j’ai la vague impression que vous avez lu ce que vous aviez envie de lire, et pas ce que Dr Stéphane a écrit ; votre commentaire est en décalage complet. Dommage.

  17. Rachel dit :

    Quand ma mère est tombée enceinte à 43ans, après trois enfants de 18, 15 et 10ans, elle et mon père n’ont pas souhaité le garder. Et à l’issue du RDV avec le gynéco, ce dernier leur a dit : « ne vous inquiétez pas, quelle que soit votre décision, ce sera la bonne ». Ils se sont rendus compte à ce moment qu’en fait, ils avaient le choix…

  18. llythie dit :

    oui beau billet. ça m’est arrivée une fois, une dame venait pour une IVG, la quarantaine passée. Je devais lui donner sa première prise de comprimés; ce jour-la je lui ai dit « vous êtes sûre de vouloir une IVG? » et elle m’a répondu « non je veux le garder mais mon gynéco m’a dit que j’étais trop vieille… »
    Elle est repartie heureuse de n’avoir rien pris.

  19. mercredi dernier, la patiente, c’était moi.

    Et je compte bien envoyer un faire-part à ce médecin généraliste…!

  20. Je découvre votre blog et ce billet me met les larmes aux yeux. J’étais comme cette jeune femme il y a 4 ans, à cela près que ni mon mari ni moi-même n’avions jamais voulu d’enfants, et j’aurais aimé que mon médecin soit comme vous. Le mien (de l’époque, j’en ai changé depuis) m’a dit au téléphone quand j’ai voulu prendre un rdv, complètement paniquée : « ah je m’occupe pas de ça, moi, appelez le centre de planning familial » et il m’a raccroché au nez. Je l’ai rappelé ensuite pour qu’il me fasse une ordonnance pour une prise de sang, il me l’a punaisée dans la salle d’attente, un gribouillis sur une demi-feuille. Fin du contact.

    La décision de garder le bébé, mon mari et moi l’avons prise pendant la semaine de réflexion avant l’intervention (j’étais enceinte de 2 mois lorsque je me suis aperçu de mon état), un peu par défaut, parce que nous n’arrivions pas à nous imaginer mettant fin à cette vie.
    Nous en sommes très heureux aujourd’hui, notre fils a 3 ans et nous n’avons jamais regretté notre décision, mais nous sommes passés par de très sales moments au cours de ma grossesse : un médecin comme vous, bienveillant et compréhensif aurait été le bienvenu…

  21. sage décision que je trouve économiquement optimale
    une demande d’IVG = 1C (j’arrive a tirer 2C car perso je ne donne le certif que quant j’ai les BHcG et la datation écho en main)

    une grossesse = 8c à la louche
    un enfant = 10c/an la première année, 5 à 6 les suivantes
    avec du pot tu récupère le père (1 à 2C/an)

    bref tu as compris le métier.

    (à lire au second degrés)

  22. euphorite dit :

    Ici c’est ta patiente qui a le dernier mot, car tu lui a permis de trouver en elle la réponse à son désarroi, et je pense qu’elle t’en seras reconnaissante; si elle est du coin tu auras sûrement la chance de suivre son bébé (donnes-nous de ses nouvelles) ! Une très belle histoire…

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