By Katsukawa Shunshō. Public domain

La première fois que je vois Pierre, c’est dans mon cabinet.

Il est un ancien patient du Dr Pouêt-Pouêt, un généraliste qui exerçait encore il y a quelque semaine dans un village voisin.

Pour entrer dans mon cabinet, Pierre ne peut pas le faire de face, il doit rentrer de biais.

C’est que Pierre est obèse

Beaucoup.

Médicalement, on dirait « Obésité morbide ».

En fait je sais que Pierre a 27 ans, mais je ne sais pas combien il pèse.

Il est de ce genre de patients que je ne pèse jamais. Non pas que je n’ai pas envie de savoir mais que le cadran de ma balance ne dépasse pas les 150 kilos.

Et Pierre en fait bien plus.

Mais personne ne sait combien

Le Dr Pouêt-Pouêt a bien tenté l’expérience une fois, c’était en 2003.

La balance n’a pas survécu. Pierre en garde d’ailleurs un souvenir douloureux.

Pierre, est un homme timide, ayant peu de relations sociales. Son poids y est pour beaucoup.

Il est accompagné de sa mère.

Quand il s’assoit la première fois dans mon cabinet, c’est avec inquiétude que je regarde la chaise sur laquelle il est assis se déformer. Mais je ne dis rien, de peur de le vexer.

Pierre est venu me demander un bilan sanguin pour voir si tout va bien.

Le Dr Pouêt-Pouêt ne lui en a jamais demandé, et Pierre a peur de faire du diabète ou du cholestérol. Pierre est d’autant plus inquiet qu’il fait souvent des infections au niveau de ses jambes (Erysipèle, on appelle ça entre médecins)

Je suis assez d’accord pour lui prescrire un bilan biologique sanguin, avec en effet une recherche de diabète, son poids très élevé est un facteur de risque. (et je rajoute un bilan hormonal, on ne sait jamais, des fois que son obésité ait une cause médicale …)

Mais d’abord, je demande à Pierre de s’allonger sur mon divan d’examen, ce qu’il fait assez difficilement et de manière assez brutale.

Je me rappelle à ce moment précis que mon divan d’examen est n’est certifié que jusqu’à 140 kilos.

Apparemment ça tiens.

Je me félicite intérieurement d’avoir pris du matériel de bonne qualité.

Je prends la tension de Pierre (avec mon brassard « grande taille »)

Tension : 13,5/8

« C’est bien »

Je l’examine, je l’ausculte, mais je ne le pèse pas donc.

Je retourne à mon bureau, je note les quelques antécédents de Pierre, j’écris « poids 150+ » et j’inscris dans le dossier pour mes associés et mes remplaçants « attention ne pas peser, casse les balances »

Je lui prescris le bilan biologique.

Pierre et sa mère sortent de mon cabinet apparemment satisfaits.

Je reçois les résultats de Pierre trois jours plus tard.

Il n’a pas de diabète, pas de cholestérol, sa prise de sang ne révèle aucune anomalie.

Je suis assez étonné, mais content.

La mère de Pierre vient me voir quelques semaines plus tard pour son renouvellement de traitement (elle aussi est une ancienne patiente du Dr Pouêt-Pouêt)

Je ne vous parle pas de cette consultation, qui est d’une banalité affligeante … Sauf sa toute fin, quand elle me dit à propos de son fils : « Pierre vous aime beaucoup, vous êtes le seul médecin à ne pas lui avoir fait remarqué tout de suite qu’il était trop gros, et le seul à ne pas lui avoir crié dessus à propos de cela à la première consultation. Ça compte beaucoup, il sait bien qu’il a du poids à perdre mais quand on lui fait remarquer trop brutalement, ça le blesse. »

J’avoue, en entendant sa mère me dire cela, j’ai eu un peu honte d’avoir eu peur pour mon matériel.

Mais quand même, il ne me serait jamais venu à l’esprit de dire, à la première consultation, « oh mais que vous êtes gros ! Il va falloir faire un régime là, parce que c’est plus possible, regardez-vous enfin ! »

Mais qu’est-ce qui passe par la tête de certains de mes collègues médecins ?

Alors oui, on va essayer de faire quelque chose pour le poids de Pierre.

Mais gentiment, en essayant de ne pas le vexer. Je pense qu’il a déjà eu sa dose …

Publié dans Médecine, Mes petites histoires.

61 Commentaires

  1. docteurmathieu dit :

    Très bonne idée de ne pas immédiatement appuyer là où ça fait mal, d’autant plus que son bilan est rassurant. Son obésité va lui pourrir la santé, mais pas tout de suite, donc tu as le temps de le revoir… avec un peu de chance tu arriveras à lui faire perdre quelques dizaines de kilos !

  2. Il va falloir que tu nous donnes des nouvelles de Pierre 🙂

    Et bravo pour ton attitude 🙂 respect.

    nfkb, depuis la consult pour gastric bypass, de l’autre côté du miroir en quelque sorte…

  3. nyquist dit :

    Note pour plus tard : faire des recherches sur la sleeve gastrectomie (ou le by-pass), trouver une association de médecin qui la propose (nutritionniste, psychologue, chirurgien), proposer à pierre de les rencontrés (ou prendre contact avec eux avant).
    Sauver la vie de pierre (au sens propre comme au sens figuré), voir même combler un peu le trou de la sécu (moins sûr mais es ce bien le plus grave ?)

    Note : je suis pas médecins, mais j’ai entendu parler la sleeve et de ses résultats. Ca vaut le coup d’essayer!

  4. Surtout je pense que Pierre n’a pas besoin qu’on lui fasse remarquer qu’il est gros, il a bien dû le constater tout seul…
    Je pense aussi que pour une première consultation, ça ne sert vraiment à rien de lui sauter dessus…

  5. la diplomatie c’est bien évidemment nécessaire, mais je comprends que de guerre lasse, certains abandonnent la patience pour une technique plus brutale.
    parfois c’est une tentative désespérée quand on arrive pas à faire comprendre le problème aux parents après des années ni à l’adolescent puis au jeune adulte.
    ceci dit je suis persuadé que ça ne marche pas d’aborder le problème par des remarques désobligeantes.

  6. Mon mari est gros. Ni diabète ni cholestérol, mais gros. A cause de cela, il redoute d’aller voir le médecin, même quand il est vraiment vraiment malade. Finalement, à force d’avoir peur des réflexions désobligeantes, il ne se soigne pas… et on finit généralement aux urgences. C’est con quand même.

  7. Dr Stéphane dit :

    @Babeth
    Oui voilà, exactement. Le risque à trop stigmatiser nos patients, à être trop rigide dans notre façon de penser, dans notre prise en charge, c’est de les exclure du système de soins.
    C’est con en effet.

  8. Et puis même, il y a la façon de le dire: se prendre une engueulade en pleine face « parce qu’on est gros et que enfin, c’est pas possible de le laisser aller comme celà, et qu’il faudrait faire un effort et arrêter de manger n’importe quoi » est aussi la meilleure façon de braquer.

    Ca fait mal (même si on le sait), ca ne sert à rien, à part humilier et infantiliser et ca ne donne surement pas envie de mettre quelque chose en place pour changer les choses.

    C’est pourtant ce que font pas mal de médecin (et en particulier lors des prises de poids d’une grossesse, même si là n’est pas le sujet).

    Et un medecin humain, parfois on a l’impression que c’est une denrée rare, alors que ca peut changer beaucoup de chose. Du coup, merci pour tous ces gens 😉

  9. Fluorette dit :

    Il n’y a pas que pour les grands obèses. J’y vais toujours doucement avec les surpoids même peu importants. Pas forcément à la première consultation. Parce que je sais que le poids est multifactoriel, que la psychologie est très liée. La société culpabilise déjà suffisamment les gens sur leur poids. Ils le savent ils ne sont pas stupides. Alors en parler, doucement, le jour où ça vient, c’est bien. Parfois un traumatisme ancien refait surface et le poids, les troubles alimentaires s’expliquent. Je ne dis pas qu’ils se résolvent, mais ça commence.
    C’est comme pour tout, être médecin ce n’est pas crier sur les gens parce qu’ils sont trop gros ou qu’ils fument, c’est être là s’ils ont besoin.

  10. Bravo pour cette délicatesse et cette humanité ! Un témoignage de l’autre bout du stéthoscope : http://le-corps-des-femmes.com/2011/09/27/il-faut-que-je-deteste-mon-corps/

  11. Mais TOUS les médecins le font… Je suis en surpoids (pas obèse… pas encore peut-être va savoir) et TOUS les médecins que je vois entament la consultation par mon poids.
    A la pharmacie quand je vais chercher des médicaments les pharmaciennes me disent « je vous mets le sirop sans sucre bien sûr ».
    Merci de ne pas l’avoir fait subir à Pierre, il y a effectivement certains usages dégradants qui pourraient être arrêtés dans les cabinets médicaux. Personnellement, je n’y mets plus les pieds. Marre qu’on me dise que je suis grosse avant de me demander ce qui m’amène.

  12. Dr Stéphane dit :

    @nina
    Je sais bien …
    Je vous souhaite de trouver un médecin qui vous respecte.

  13. Cela me rappelle un RDV pris avec un médecin pour une bronchite et qui m’avait littéralement agressée sur mon poids… Vulnérable avec ma grosse crève, j’avais qd même évoqué un désir de grossesse. Et là comme on dit ce fut le drame. Elle m’a simplement donné l’impression que ne serait-ce que voiloir une enfant dans ma condition physique, c’était déjà être une mauvaise mère!
    Je suis tombée enceinte qqs mois après, sans avoir fait de régime et ma grossesse a été sereine de bout en bout (aucun diabète), mon gynéco ne m’a pas emmerdé une seule fois avec mon poids et j’ai un petit garçon en pleine forme!
    Je ne suis jamais retournée voir ce médecin et je crois sincèrement que son attitude était déplacée et contre-productive. En tout cas, elle m’a blessée sans avoir aucun impact sur ma relation fucked up avec la bouffe ( si ce n’est me culpabiliser un peu plus!)

  14. il y a chez nous quelques grands obèses qui sont difficiles à faire passer sur nos appareils ça demande des contorsions du malade et du médecin mais je n’aborde jamais le problème directement tt au plus je dis « vous allez être difficile à examiner, on va y arriver « (mon fauteuil doit aller jusqu’à 120- 130kgs) je ne culpabilise pas mes patients probablement parce que suis moi mm en surpoids voire obèse; par contre je signale au patient qd j’ai l’impression qu’ils ont maigri (soit parce que je recherche une patho soit pour les encourager si je sais qu’ils ont fait des effort)

  15. Madame Princesse dit :

    Merci d’avoir agit ainsi pour tous ceux et celles dont je fais partie qui ont été confrontés à ça.
    Parce que la douleur et la souffrance psychologique eux ne semblent jamais vouloir être entendus. On ne veut soigner que la cause, pas l’effet …
    Merci aussi pour ces jolis mots, cette humanité dans vos écrits.
    Je vous suis avec plaisir.

  16. OlivierNK dit :

    Y’a des balances pratiques dans les coopératives agricoles et chez les grainetiers. Si Pierre veut savoir…

  17. Merci pour lui, vraiment…
    Ca devrait tellement être la base de la médecine ce respect et cette humanité…

  18. Je viens de rencontrer un médecin qui m’a dit : « les gens qui viennent me voir parce qu’ils ont mal au dos alors qu’ils ont une surcharge pondérale c’est comme les fumeurs qui viennent me voir parce qu’ils toussent. Revenez me voir lorsque vous aurez perdu 15 kg. » J’ai beau eu lui dire que je n’avais jamais fait ce poids , que certes j’avais une surcharge pondérale, mais depuis longtemps, que je l’assume et que mon problème n’était pas là (j’ai perdu la sensibilité des pieds et des mains, le goût et souffre terriblement, en particulier de maux de tête). J’avais vu la remplaçante de ma généraliste : pas convaincante (qui m’avait diagnostiqué avec bienveillance une sciatique et une mycose), alors mes collègues m’ont recommandé le super médecin qui allait me sauver. Le seul problème c’est qu’il n’a pas voulu m’ausculter. Il m’a juste conseillé de faire du vélo (assez risible c’est mon unique moyen de déplacement depuis 15 ans, je fais 10km par jour) et d’aller chez un psy. Depuis on m’a trouvé un vrai problème et on me soigne. Je me suis rappelée que dans le serment d’Hippocrate, il y a « d’abord ne pas nuire ». Merci pour vos témoignages, si seulement ce médecin pouvait lire votre blog et commencer par entendre la douleur des patients.

  19. ‘tention ça va être le commentaire le plus constructif de la décennie : j’ADORE ta bannière avec le chat. (et comme dirait Jaddo : « de rien. Bisous. »)

  20. Dr Stéphane dit :

    @Gélule
    Genre MERCI.
    J’ai un peu galeré pour le faire (ce thème n’est pas prévu pour mettre une image ET un titre en haut, il faut choisir. Donc le titre du blog est en fait une capture d’écran intégrée à l’image de la bannière … Le tout retravaillé avec Pixelmator sur Mac …Et je m’arrête là avec les détails techniques, car tout le monde s’en fout, et c’est bien normal …)

  21. Pingback: Certains ne comprendront et n’apprendront jamais rien | PerrUche en Automne

  22. une fois dit :

    Je suis évidemment d’accord avec le fait qu’il ne faille pas « sauter » sur les patients en surpoids voire obèses. Juste 2 choses: parfois, ces patients sont tellement sensibles sur le sujet qu’une seule remarque (genre prenez plutôt cette chaise, elle est plus solide) suffit à installer le malaise. Et puis, pour les enfants, c’est encore plus compliqué: le nombre d’enfants obèses que j’ai vu avec les parents qui me disaient, mais non, il est juste bien portant (je ne parle pas des bébés hein)…

  23. klieb dit :

    Bonjour,
    A 30 ans passé, et lorsque franchement je n’ai plus le choix de différer un passage chez un médecin, généralement quand je suis loin de chez moi ou qu’il faut que je passe à la médecine du travail, dans 99% des cas c’est la première chose que le médecin -homme comme femme, l’intelligence observatoire n’a pas de sexe- me signale : « mais vous savez que vous êtes en surpoids ? ». Ce qui se termine invariablement par une mise en boîte du (de la) sus-dit(e) : « Ooooooooooh non, c’est un scoop, on me l’avait jamais dit, rhooo ben merci alors … ». Mais surtout un changement de ton radical de ma part : froid, directif, technique, a tel point que l’un d’entre eux a fini par me demander si je le prenais pour un garagiste véreux à qui l’on précise quelles sont les pièces à changer. Autant je sais que c’est un problème, peut-être pas immédiat mais à terme, autant me les briser menues sur ce thème alors que je viens pour une allergie aux graminées ou un doigt à recoudre (oui je manie vachement bien la hache mais pas assez à mon gout sur certains médecins), c’est à mon sens abuser. Un médecin a probablement un devoir de conseil … mais le patient a droit à du tact, et à choisir quand il est temps d’évoquer quoi.

  24. Sonia B dit :

    C’est bien gentil de « ne pas vouloir blesser le patient ».
    Mais quand il met en danger sa vie avec cette obésité morbide, pourquoi le laisser continuer ainsi ?
    Puisqu’il mange beaucoup trop par rapport à ses besoins, pourquoi ne pas lui imposer de force d’aller dans un centre pour maigrir, au lieu de faire « ah le pauvre chéri, il est gros et est blessé d’être trop gros !! » ?
    Après tout, quand je vois le cout des maladies liées à l’obésité et au tabac, ie hypertension artérielle, diabète, cholestérol, insuffisance rénale et sa tristement célèbre dialyse, artérite, AVC, insuffisance cardiaque… alors que les gens ont le choix de ne pas en arriver là, je troue ça bien dommage que la Sécu leur paye les soins alors qu’ils ont fait le choix d’en arriver là.
    Même raisonnement pour la cigarette, l’alcool et la drogue.

    Si une personne est capable de faire des choix, elle est aussi capable d’en assumer les conséquences.
    Si elle ne veut pas assumer les conséquences de ses choix, alors elle est inapte à choisir.
    Si une personne obèse est inapte à manger correctement et à faire de l’exercice, alors ou on la traite en personne capable de faire des choix et dans ce cas, il est normal qu’un médecin lui rappelle constamment qu’elle a choisi d’en arriver là et qu’elle se fera traiter avec considération le jour où elle perdra son excès de graisse qu’elle a choisi d’avoir uniquement pour le plaisir d’être obèse, soit on la traite comme une personne sans aucune faculté mentale pour décider et dans ce cas, on l’oblige à être sous tutelle sans tenir compte de ses caprices.

    Une personne qui est tutrice d’une personne avec un handicap intellectuel et qui laisse la personne handicapée devenir obèse morbide met en danger la vie de cette personne, et il est normal que la tutelle lui soit retirée. Quand bien même le géniteur, plus souvent la génitrice, pleurniche en parodiant d’aimer cet enfant qu’elle met sciemment en danger.

    Un parent, mâle ou femelle, qui laisse son enfant devenir obèse est maltraitant parce que non, il n’aime pas son enfant. Il peut toujours pleurnicher soi-disant qu’il l’aime, laisser un enfant devenir obèse avec tous les dangers que ça implique est le maltraiter.
    Le parent mâle ou femelle qui en arrive là doit se faire retirer son enfant parce qu’il est maltraitant et défaillant pour le plaisir. Il considère que son petit confort génitorial passe avant son enfant.
    Après tout, en Angleterre et aux Etats-Unis, des enfants obèses sont retirés de leurs familles parce que ces familles sont inaptes à aimer et élever leur enfant. Ne pas laisser à ces procréateurs leur mot à dire quant à leurs enfants qu’ils n’aiment pas n’est absolument pas respecter ces enfants, qui méritent mieux que pareils géniteurs.

    En un mot comme en mille, si réellement la personne obèse veut perdre du poids, elle peut le faire. Encore faut-il le vouloir, plutôt que de se chercher des excuses parce qu’on refuse de faire ce qu’il faut pour y arriver.
    Je trouve d’ailleurs bien dommage que la réforme du NHS, qui conditionnait le remboursement des soins à un amaigrissement/une stabilisation du poids, ait été refusée. C’est déresponsabiliser des personnes qui ont choisi d’être malades, qui sont les seules causes de leur « maladie » et sont les seules à pouvoir changer les choses. Personne ne peut faire le travail à leur place, nià la place des géniteurs (mâles ou femelles).

  25. void dit :

    @Sonia B : C’est incroyable à quel point il te semble facile de juger toute une tranche de la population, et leur refuser toute sympathie et respect.

  26. @Sonia B Je voulais juste corriger une petit erreur dans votre passionnante contribution. Contrairement à une idée répandue, les fumeurs et les obèses ne représentent pas un poids financier pour la société. En effet, ils meurent jeunes. Or, ce qui coûte le plus cher à la société, c’est le non-fumeur, non buveur, mince et sportif qui vit jusqu’à 95 ans. Il touche 35 ans de retraite, consomme des soins courants pendant la même période, se fait poser quelques prothèses. Il finit par faire un Alzheimer dans ses dernières années et coûte des fortunes en aides diverses et médicaments.

    Au contraire, l’infarctus ou l’AVC mortel à 59 ans, sur un plan financier et comptable, ce n’est que du bonheur pour la collectivité. Le surcoût lié à la morbidité du vivant de l’obèse ne pèse pas grand chose face au coût du vieillissement normal.

    Et j’ajoute juste une chose : si je vous avais eu comme mère, j’aurais été tellement terrifié que j’aurais sans doute fini alcoolique ou obèse.

  27. Une grosse dit :

    En fait, merci à Sonia B pour son post aussi haineux. C’est grâce à elle que j’ai eu connaissance de cet article et que je peux y répondre ce soir 😉 (pour le contenu de son écrit, je n’en dirai rien tellement il me dégoute)

    Vraiment, merci pour Pierre ! Merci d’être resté discret sur cette obésité, de ne pas en avoir rajouté…

    Des médecins qui ne prennent aucun gant, il y en a. Je me bats contre mes kilos depuis l’enfance, je suis obèse aujourd’hui et c’est un combat de tous les jours.
    J’en ai entendu de toutes les couleurs, j’en ai pleuré, crié, je me suis souvent tue, baissant la tête comme prise en faute.

    Un jour, en ayant marre de me faire disputer à chaque consultation, j’ai décidé de changer de médecin traitant.
    Quelle bonne idée j’ai eue ce jour là… Ce médecin m’a sauvée, littéralement. Il a été le premier à ne pas aborder ce problème à la 1° consult ou au moindre rhume, le 1° à m’écouter quand enfin j’ai osé aborder ce qui me pourrissait la vie, le 1° à me soutenir quand j’étais trop effondrée pour arriver à dire quelque chose de cohérent, le 1° à me respecter, tout simplement…

    Oui, on est gros parce qu’on mange trop. Mais pourquoi en arrive t’on là ? Peu de praticiens cherchent à en savoir plus (ou alors je ne suis jamais tombée sur les bons, ce qui est fort probable)…

    Mais de lire votre article me conforte dans l’idée que des bons médecins, il y en a encore. Suffit de tomber dessus ! 😉

    Vraiment, MERCI !

  28. Sonia B dit :

    Mouais, sauf que la personne atteinte de la maladie d’Azheimer n’a pas tout fait pour en arriver là. Et sa famille assume plein pot, il est donc normal que la collectivité aide ceux qui sont malades malgré une excellente hygiène de vie tandis que les proches assument plein pot.
    A l’inverse, rembourser les soins des maladies liées à l’obésité, l’alcool, la drogue, la cigarette est déresponsabiliser celui qui a tout fait pour en arriver là. Puis, après s’être bien détruit, il va venir verser des larmes de crocodile alors qu’il veut uniquement simuler une souffrance qu’il s’est créé de toutes pièces. Il est normal qu’on ne paye pas les soins du fumeur qui a un cancer lié à son choix. Il est normal que celle qui se décide de fumer pendant sa grossesse soit traitée comme une génitrice qui ne souffre pas de voir son enfant handicapé, de même pour celle qui boit : elles ont créé le handicap de leur enfant, leur avis concernant ce qu’elle jugent « bon pour leur enfant » est donc celui d’une incapable de raisonner pour qui il faut décider à sa place.

    Responsabiliser le patient serait l’obliger soit à maigrir/arrêter les substances, soit à payer les soins de sa poche en cas de maladie liée à son choix s’il refuse de maigrir/arrêter les substances. Par exemple, que les hôpitaux publics puissent refuser de mettre un patient obèse/fumeur/drogué/alcoolique en dialyse comme c’est le cas en Afrique du Sud.
    En Afrique du Sud, celui qui boit/fume/se drogue/est obèse pour le plaisir doit avoir les moyens d’aller dans le système privé pour être dialysé (soit il est très riche, soit il a une assurance privée) parce qu’un hôpital public ne lui donnera pas cette possibilité.
    L’argent ne pousse pas sur les arbres. Il faut donc bien que ceux qui choisissent de tomber malade en se droguant/buvant de l’alcool/fumant/étant obèses comprennent que la collectivité n’a pas à payer pour leur choix de se détruire : s’ils ont l’argent nécessaire pour financer leur destruction personnelle, ils ont l’argent pour payer les dégâts de leurs frasques.
    C’est bien que certains acceptent qu’ils se fassent passer pour des victimes, alors qu’ils sont les uniques coupables de leur choix. C’est juste dommage qu’on les autorise à agir en irresponsables fainéants, qui sont dans cette situation pour le fun.
    Mais comme le système de soins est en déficit, autant donc ne pas rembourser les soins liés aux cancers du fumeur, cirrhose du poivrot, diabète de la personne obèse etc etc…. afin d’obliger chacun à prendre ses responsabilités, en particulier ceux-là qui croient que tout leur est du.
    C’est le cas dans les pays anglo-saxons, je trouve dommage qu’un tel système de remboursement conditionnel ne soit pas adopté.

    Excusez-moi d’admirer celui qui décide de plaquer un boulot qui l’ennuie pour un tour du monde à la voile. Excusez-moi de m’esbaudir devant les prouesses d’un décorateur d’intérieur aveugle de naissance. Excusez-moi de m’ébahir devant celle qui a obtenu un diplôme universitaire alors qu’elle a une trisomie 21. Excusez-moi de m’épater devant un cuisinier à qui il manque un bras.
    Excusez-moi de détester ceux qui se lamentent des conséquences de leur choix.

  29. Bonjour à tous.
    Que d’agressivité !
    Dr Stéphane a fait ce qu’il fallait mais, il faut le dire, c’est toujours plus facile d’arriver en second qu’en premier devant un malade. Qu’il s’agisse d’un syndrome viral traînant ou d’un surpoids.
    Sonia B exprime simplement l’opinion générale quand il s’agit des autres : nous sommes responsables de nos actes. Elle ne le sait pas mais elle se place dans une attitude illichienne, attitude de la responsabilisation, soit, selon Illich, privilégier l’autonomie des comportements versus l’hétéronomie. Illich voulait dire cela : la médicalisation de la société depuis la naissance jusqu’à la mort rend les individus dépendants du système médical qui, par son ampleur, par sa lourdeur, par sa cléricalité intrinsèque, est devenu totalement contre-productif. La dépendance (l’hétéronomie au sens large) signifie que le citoyen s’en remet à l’autre, s’en remet à l’Etat, l’Etat qui délègue aux médecins le rôle de normaliser, de rendre les citoyens acceptables pour la société et pour eux-mêmes. D’où les légendes hygiénistes sur les régimes, sur l’arrêt du tabac (il y a plus de gens qui s’arrêtent de fumer tout seuls que de gens qui s’adressent à l’institution pour prescrire des gommes et des anti dépresseurs), sur le manque de volonté des addicts, le manque de motivation (le terme le plus faux que je connaisse en ce domaine) des dépendants, et, surtout, dans le même temps, l’exagération des difficultés que les gens vont avoir pour « s’en sortir ». D’où les obésologues, les addictologues, les tabacologues qui fleurissent ici et là dans le même temps où la société impose la nourriture de Big Junk (McDo et autres sandwichs « grecs », cocacola sucré salé). La médecine est devenue improductive et les médecins qui y croient encore, les pauvres, deviennent agressifs à l’égard des « malades » qu’ils ne peuvent « soigner » comme les obèses qui sont, certes des victimes, mais pas seulement.
    Sonia B ne va pas assez loin dans son raisonnement qui serait la démédicalisation.
    Quant au rôle des parents, il est essentiel, mais ce n’est pas politiquement correct de le dire : l’Etat ne devrait-il pas les « éduquer » ?
    Bonne journée.

  30. @SoniaB Vous n’avez donc rien compris à ce que j’ai écrit. Responsabiliser les gens, c’est faire payer plus cher celui qui ne boit pas, ne fume pas, est mince et fait du sport car IL COUTE PLUS CHER à la collectivité sur la durée.

    C’est un choix de vie, celui qui fait tout pour vivre vieux et bénéficier le plus longtemps possible des caisses de retraite et d’assurance maladie est un profiteur du système. Il faut qu’il assume en payant une surprime.

    Vous n’êtes pas cohérente (ou vous êtes un troll).

  31. Sonia B dit :

    Monsieur, certes, certes. Sauf qu’en attendant, il aura travaillé toute sa vie, aura cotisé toute sa vie, et comme il a été utile à la collectivité dans sa vie, la collectivité lui doit bien de payer pour ses vieux jours.
    A l’inverse, un obèse, un drogué, un fumeur, un alcoolique ont des maladies qui cotent cher du fait de leur choix, mais en plus de choisir d’être malades, ils ne sont pas utiles à la collectivité. Donc puisqu’ils ne sont pas utiles à la collectivité en plus d’être incapables de décider, il est normal qu’on les oblige à payer les soins, pour justement les punir d’être inutiles.
    Pour cette raison, l’obèse, fumeur, alcoolique, drogué devrait payer les soins de ses maladies qu’il a choisi en toute connaissance de cause, il n’a rien fait ni pour être utile à la collectivité, ni pour être méritant des soins qu’il réclame en faisant semblant d’être victime de sa maladie.

    Après tout, Monsieur, d’autres pays que la France ont fait ces choix. Nous devrions nous en inspirer voire les copier au lieu de vouloir donner des leçons aux autres pays.

  32. Lise CG dit :

    (mode ironique on)Vous avez raisons Sonia B on devrait même allez plus loin : regardez en Chine ils font bien travailler ces fainéants d’enfants qui ne foutent rien à l’école et qui coutent si cher à la collectivité.(mode ironique off)

    Sérieusement Sonia B est une troll de l’eau la plus boueuse

  33. Sonia B dit :

    Sauf que l’école, ou plutôt, l’instrction, permet aux enfants de devenir des adultes utiles à la collectivité. Ce qui est un investissement on ne peut plus indispensable.

    Les soins pour une personne obèse, fumeuse, droguée, alcoolique qui tombe malade du fait de son choix est une dépense inutile puisque cette personne est inutile.
    Par conséquent, il est normal que la collectivité ne lui paye pas ses soins et réserve cet argent à ceux qui font les choix de ne pas se détruire, donc font le choix de ne pas être inutiles.

  34. beatrice LC dit :

    La compassion est un sentiment humain (visiblement pas pour tous) qui pousse à réagir et à aider l’être en souffrance plutôt que d’être passif. Les individus cessent d’être clos et enfermés sur eux-mêmes. La compassion est un sentiment de portée morale et métaphysique à la fois puisqu’il nous révèle l’unité profonde de tous les êtres.

    On ne se réveille pas un matin en se disant :  » Qu’est ce que je pourrais bien faire pour ennuyer la société ? Et si je devenais malade ou dépendant, ce serait drôle. » Obèse veut dire malade que ce soit pour une raison physiologique ou psychologique. On n’est jamais heureux d’être obèse. C’est comme de dire à quelqu’un qui vient de faire une tentative de suicide : »‘Tain, t’es chiant avec tes problèmes, fous nous la paix ! »

    Chère Sonia B, vous devez certainement manger des légumes vapeur, faire votre jogging régulièrement, ne pas fumer, boire et être particulièrement ennuyeuse. Mais vous ne devez non plus pas réfléchir. La société n’a pas besoin d’outils pour avoir un travail et payer des cotisations, mais d’êtres humains pour trouver des solutions, ce que votre cerveau ne semble pas être capable de faire.
    Je vous apprends donc que la connerie (maladie fort répandue) coute chère, fait souffrir beaucoup de gens autour et que ma chère vous en êtes atteintes. Les chercheurs sont actuellement sur d’autres soucis (mais vous n’avez qu’à décider de ne plus l’être, il paraitrait que ça fonctionne), donc c’est irréversible, mais hélas, pas mortel.
    Puisqu’il fait beau aujourd’hui, allez donc promener vos idées égoïstes et faites attention en traversant la route !

  35. Une grosse dit :

    Sonia, je vous cite : « A l’inverse, un obèse, un drogué, un fumeur, un alcoolique ont des maladies qui cotent cher du fait de leur choix, mais en plus de choisir d’être malades, ils ne sont pas utiles à la collectivité »

    Vous vous rendez compte de ce que vous dites ??? En quoi ces catégories de personnes sont elles inutiles à la collectivité ???

    Toutes ces personnes ne sont pas des assistées, qui touchent des indemnités de la sécu en trainant chez elles.
    Que de préjugés !

    Vous êtes le plus beau troll que je n’ai jamais vu sur la toile.
    J’ai envie de dire autre chose mais je serai méchante je pense…
    Bon vent !

  36. Sim dit :

    Hum, personnellement ce qui me dérange le plus dans tes propos Sonia B c’est ton utilisation du terme de choix, tu considères donc que des personnes ce sont un jour dites « tiens et si je devenais gros/se juste pour voir, histoire d’emmerder les gens, ça doit être fun… ».

    J’ai beaucoup de mal à considérer comme un choix personnel et conscient le fait d’effectuer une action n’ayant aucun résultat bénéfique et encourant une mise en marge de la société (malheureusement), un risque pour la santé et encore bien d’autres conséquences…

    N’as tu jamais entendu parlé de boulimie, de dysmorphophobie et de nombreuses autres maladies ou troubles psychologiques pouvant amener à ce genre de comportement… ?

    La question ici devrait plus être, à mon sens, qu’est ce qui a amener cette forte prise de poids et comment aidé ces personnes sur ce premier point primordial…

  37. @sonia B

    Vous tournez en boucle 🙂 D’où sortez vous que les gros, les fumeurs et la alcooliques sont inutiles à la société ? Vous pensiez à qui au juste : Brel, Brassens ? Churchill ? Gainsbourg ? le charcutier du coin ? Ce sont souvent des gens créatifs. Parmi les grand travailleurs, il y a souvent des fumeurs.

    Vous avez oublié les anorexiques, ces crétines qui feraient mieux de manger. les dépressifs qui s’écoutent trop, les harcelées sexuelles qui n’ont qu’a s’habiller moins sexy etc.

    Je suis un ex-gros fumeur et je pèse 120 kg. Sachez que je produis beaucoup, que je m’estime utile à la société, et que je vous emmerde.

  38. Sonia B dit :

    Et quand on a des troubles psy, on est le seul à choisir de les soigner. Ou pas.
    Comme pour toute maladie tel que le diabète ou l’asthme.
    Si un cancéreux est apte à choisir de se soigner ou pas, il subit les conséquences de son choix de ne pas se soigner comme un grand.
    Si réellement la personne obèse est malade, elle choisit de se soigner ou non et si elle refuse de se soigner, il est normal qu’elle subisse les conséquences sans recevoir la moindre aide.
    Après tout, en Hongrie, un diabétique qui a des glycémies trop élevées malgré les soins ne peut pas recevoir de médicaments nouvelle génération mais en plus, il doit payer ses médicaments d’ancienne génération de sa poche. Ainsi, puisqu’il doit payer ses médicaments de sa poche, il a davantage de motivation pour agir comme il se doit avec son diabète.
    Idem pour la personne obèse/fumeuse/droguée/alcoolique.

    L’obésité amène outre les hypertension artérielle et son cortège de conséquences graves à mortelles, diabète, cholestérol, des infarctus et ses insuffisances cardiaques, difficulté/impossibilité de se déplacer du fait du gras sur les articulations ; l’alcool mène aux cirrhose et insuffisance hépatique, cancers de la bouche et de la gorge ; le tabac mène aux infarctus, cancers, artérites. Ce qui les rend inutiles à la collectivité.

    De la même façon qu’on choisit de trop manger parce qu’on a une dysmorphophobie alors que d’autres décident de prendre une douche, parce qu’on est « trop stressée par ses examens », on choisit de peindre sur verre, d’aller au cinéma, de débuguer un ordinateur avec un système d’exploitation GNU/Linux (distribution Ubuntu pour ceux et celles qui sont aptes à comprendre et penser), d’aller à la piscine/salle de sport. Ce sont des choix que nous sommes seuls à pouvoir faire, parce que personne ne les fait à notre place.
    Exactement comme un cancéreux choisit de se soigner ou pas, la personne obèse est la seule à disposer des clés pour maigrir : personne ne va faire le travail à sa place, exactement comme personne ne va à la chimio du cancéreux à la place du cancéreux. Personne ne choisit de se soigner à notre place.
    Ces personnes sont devenues obèses en faisant le choix d’agir pour que a se produise, et en connaissant tous les risques que a implique. Il est normal pour ainsi dire qu’on les oblige à assumer les conséquences de leurs choix délétères pour leur santé, par exemple en ne soulageant pas leurs douleurs articulaires tant qu’elles n’ont pas perdu leur excès de gras ou bien en exigeant l’arrêt du tabac avant de soigner la toux d’un fumeur. Puisqu’ils choisissent d’en arriver là, ils sont donc aptes à assumer ce qui va avec ces choix.
    Si elles veulent en sortir, elles savent ce qui leur reste à faire. « Quand on veut, on peut » et « aide-toi et le ciel t’aidera », parce qu’elles sont les seules causes de leur « drame » et sont les seules à pouvoir agir pour s’en sortir.
    Tout le reste est uniquement de bonnes excuses pour les déresponsabiliser de leur soi-disant malheur qu’elles ont choisi en toute connaissance de cause, alors que ces coupables se travestissent pour mieux jouer les victimes. C’est leur choix, soit. Ce n’est absolument pas mon choix.

    Dans la vie, rien n’est facile. Pourtant, avec de la détermination et de la force de caractère, on s’en sort toujours.
    Or, une personne obèse/qui boit/qui fume/qui se drogue abandonne au moindre pet de travers.
    Ce sont des causes perdues d’avances qui croient que tout leur est du.

    Oui, je mange mes légumes vapeur, je vais marcher/nager tous les jours, je dors huit heures par nuit et je ne bois pas, ne fume pas, ne me drogue pas parce que j’ai un minimum de volonté. Cette discipline stricte est le prix à payer pour vivre et non survivre, pour être digne d’être traitée en personne apte à décider par elle-même et pour elle-même. Ce sont choix qui ne reviennent qu’à moi-même et à personne d’autre.
    Comme Monsieur-et-Madame-Tout-le-Monde.

  39. Sandra dit :

    Et dire que je croyais que la perfection n’était pas de ce monde, mais c’était avant de rencontrer Sonia B (B comme bilieuse) :-p

  40. Sonia B dit :

    Monsieur, vous avez fait le choix d’être obèse. Soit.
    Vous avez fait le choix de trop manger et de ne pas faire le moindre effort physique. Soit. C’est un choix que vous seul avez fait, en commençant à fumer pour faire comme les copains. Personne n’a fait ce choix à votre place, ne vous en déplaise.
    Ne venez pas vous plaindre de subir les conséquences de ces choix, parce que c’est ce que vous choisissez tout seul, comme un grand garçon. Vos confrères ont bien raison de traiter une anorexique comme une cause perdue avant même d’avoir commencé, de la même façon que la nana habillée en tenue provocante n’a aucune raison de se plaindre qu’elle a été violée.

    Pour les poivrots et les fumeurs inutiles, je pense à mon procréateur et sa femme pour commencer. Aux voisins du deuxième pour continuer. A l’incapable qui habite au huitième pour terminer.
    Quant à Brel et Churchill, autres temps, autres moeurs, autres connaissances scientifiques.
    A l’heure actuelle, tout le monde connait les dangers du tabac, de l’alcool, de la drogue, de l’obésité, ainsi que les moyens de l’éviter.
    L’information est à portée de main pour peu qu’on s’en donne la peine.
    S’ils n’agissent pas pour éviter ça, ils sont incapables et fainéants, donc inutiles.

  41. Sonia B dit :

    Sandra, outre regarder Cauchemar en Cuisine, je lis des Harlequin.
    Voilà, ce sont des imperfections suffisantes pour tes beaux yeux ?

  42. Dr Stéphane dit :

    @Sonia B
    Nous avons bien saisi votre message, je pense que l’information est passée.
    Cela suffit maintenant.
    À titre personnel je vous emmerde également.

    Bonne journée.

    NB : vos prochains commentaires seront systématiquement effacés ou modérés.

  43. kerdekel dit :

    Tout d’abord, je tiens à m’ajouter au flot de gens qui considère que vous avez agit humainement. Comme je dis souvent, certain devraient comprendre que l’empathie n’est pas un pays d’Amérique latine, et votre tact est vraiment appréciable.

    @Sonya, vous êtes humaine, ne comprenez pas l’obésité, et par ignorance (enfin c’est ma théorie), peut-être avez-vous peur. Et par voie de conséquence, vous devenez haineuse, agressive. C’est horrible à dire, j’en suis désolée, je ne souhaite pas le malheur des gens d’une manière générale, mais tout ce que je vous espère, c’est qu’un jour se déclenche chez vous une bonne hypothyroïdie des familles, on verra si vous « choisissez » d’être obèse, et ce que vous ressentirez quand une sonya bis vous dira tout de go, « vous êtes inutile ». C’est surement une des pires choses à dire à quelqu’un.
    Je ne connais pas votre métier, mais si c’est l’aide aux gens, changez, c’est pas fait pour vous.
    Le commentaire de Monsieur Dupagne est empli de sagesse, vous devriez vous en inspirer.

  44. Jérôme dit :

    Sans prétendre avoir un avis objectif, je dois avouer que Sonia et M. Dupagne ont tous deux des arguments intéressants..
    Ici, « Pierre » est un garçon qui souffre de son obésité, et de fait en est bien conscient. Avec l’âge, la majorité des hommes prennent du poids, c’est plus ou moins normal et c’est aussi ça vieillir. Pour ces gens là, je rejoins l’avis de M. Dupagne.
    Mais il y en a d’autre, des « obèses » et « obèses morbides » qui, sans avoir de pathologies mentales réelle (on pourrait tergiverser sur la limite de la pathologie dans ce cas là, mais ça n’est pas le sujet), ne font pas d’efforts pour maigrir, n’aident pas les médecins, et se fichent pas mal de ce qu’ils coûtent à « Monsieur-et-Madame-Tout-le-Monde ». Pour ces gens là, je suis plutôt de l’avis de SoniaB.

    Ceci dit, je me rends compte au fil de mon écriture que ce genre de situation doit bien arriver dans de nombreux autres cas, finalement, et qu’il ne s’agirait que d’une minorité de personnes.

    Existe t’il des procédures pour signaler ces patients là? Peut on déjà légalement diminuer voir supprimer les aides fournies à des personnes qui refusent les soins malgré une persévérance acharnée du médecin traitant, ou du spécialiste en charge, peut être pendant plusieurs années? Mes cours de Santé Publique ne vont pas aussi loin, donc je le demande.

    Par ailleurs, je ne crois pas que Sonia soit un « Troll », puisqu’elle a pris le temps de développer et d’argumenter son propos, même si vous semblez parfois céder un peu à l’énervement.

    Je vous remercie tous pour les commentaires postés plus haut, j’ai pris le temps de les lire et je dois avouer avoir beaucoup appris après ça. La question du « Vivre mieux est-il meilleur pour la santé du pays » est réellement lourde de constatations..

  45. Jérôme dit :

    Pardon, entre le moment où j’ai lu les commentaires et posté le mien, Sonia en a posté d’autres et je tiens à préciser que je ne la comprends plus et ne la défend plus. Il y a beaucoup trop de violence dans ses lignes pour qu’elles puissent être lues objectivement.

  46. Bidibulina dit :

    Wow. J’ai envie de croire que c’est un troll parce qu’une telle connerie à notre époque, de tels préjugés et une telle méconnaissance des causes économiques des problèmes de santé publique (les pauvres sont en moins bonne santé que les riches, ont plus de difficultés à se faire soigner, plus de difficulté à bien manger car cela coûte cher etc.), c’est terrifiant. Terrifiante, cette certitude d’avoir raison et de tout savoir, affligeante, cette absence totale d’empathie. Si ce n’est un troll, cette personne est de toute évidence, le degré zéro de l’être humain. En degrés Kelvin.

  47. beatrice LC dit :

    Ha mais voilà, elle lit des Harlequin ! Ca explique tout !
    Et non, madame, quand on a une maladie psy, on ne choisit pas de se soigner (certaines sont mêmes génétiques). Et c’est là que VOUS devriez vous renseigner plutôt que de juger ou de lire des Harlequins. Vous sauriez ainsi qu’en mangeant la même chose, une personne peut être anorexique et une autre obèse.
    Pour ma part, je fume parce que ça calme mes angoisses (curieusement) de dépressive malgré les médicaments (car oui, je me fais soigner, car on m’y a forcé quand je ne contrôlais plus mon cerveau et que mon corps refusait de bouger).
    Certes vous êtes utile car vous payez des impôts, mais humainement vous ne valez rien, votre vie est vide et sans sens. Vous manquez de tout ce qui fait l’humanité au sens le plus noble, car ce sont aussi les imperfections qui font ce que nous sommes.
    Et quand bien même, vous qui êtes si forte devriez aider et non pas enfoncer ceux qui le sont moins que vous.
    Et c’est là que vous vous trompez, vous ne vivez pas, vous vous arrangez pour avoir plus de temps pour vous infligez cette discipline. Vivre c’est apprécier avec ces sens : un bon fromage de brebis, un bon moelleux. Vivre c’est accepter le fait que nous sommes mortels et ne pas chercher à devenir parfait PHYSIQUEMENT.
    Et quand bien même, c’est votre choix, vous n’avez pas à l’imposer aux autres, ni même à les agresser parce qu’ils sont différents de vous.
    Allez donc créer votre petite secte, car ce que vous désirez politiquement est une dictature du soit disant bien-être (car si vous étiez réellement heureuse de votre mode de vie, vous ne seriez sans doute pas si hargneuse), ce que vous proposez c’est de l’eugénisme où l’on devrait laissé de côté les gens en difficultés (références à la morphologie de chacun ou aux gènes).
    Pour ma part au lieu de cultiver mon physique (bon je vais quand même nager, mais c’est pour me détendre), je préfère cultiver mon cerveau.
    De ce fait, de mon point de vue à moi, c’est vous qui êtes inutile.
    De votre point de vue, vous n’êtes pas un être humain, vous êtes un robot !
    Merci donc de répondre aux lois d’Asimov !!

    PS: Si on se demande pourquoi on croit de moins en moins aux genre humain, écoutez Sonia, vous comprendrez !

  48. Lled dit :

    La dithyrambe de Sonia B m’a donné envie de faire du sport très régulièrement, histoire de compléter la panoplie strait-edge : ne bois qu’avec une grande modération, ne fume plus, mange équilibré et quasi végétarien. Et j’espère que je vais vivre vieille, très vieille, et totalement improductive ! Ca apprendra à la Collectivité de compter sur les gens sans défaut alimentaire pour subvenir à ses besoin, tient !

    Blague à part, la vraie question n’est pas là. La vraie question, c’est Pierre : avec la nouvelle confiance qu’il a en vous, vous avez réussi à aborder le sujet sensible et à le traiter ?

  49. Dr Stéphane dit :

    @Lled
    Je n’ai pas de solution miracle pour son obésité, mais déjà, il n’a plus peur d’aller voir le médecin.
    C’est déjà pas mal.

  50. Marie dit :

    @sonia.
    Juste pour vous dire que ma mère comme vous avait des convictions fortes, mangeait bio, faisait du sport, du yoga, ne fumait pas ne
    Buvait pas, était très belle, un poids parfait… Elle a eu 4 enfants et est morte d’un cancer du pancréas à 36 ans. J’espère que vous vieillirez très vieille et que vous goberez des antipsychotiques bien écrasés dans vos compotes Pendant des années. La société à besoin de cons aussi.

  51. Juste comme SoniaB a pris l’exemple de la dialyse en afrique du sud, un petit lien sur le sujet http://www.propublica.org/article/dialysis-south-africa et une remise en perspective historique http://perruchenautomne.eu/wordpress/?p=207
    Parmi les critères de non dialyse dans le système publique sud af, il y a le fait d’avoir l’hépatite B ou le HIV. On peut être contaminé par le virus par sa mère porteuse du virus. L’enfant n’a pas choisi son géniteur, ni n’a eu de conduite à risque et pourtant si il en a besoin il n’aura pas droit à la dialyse… Soit on pense qu’il paye la faute (car si j’ai bien compris on ne peut être HIV que si on a fauté)de sa mère, soit le système est peut être injuste.
    Je ne voulais pas rentrer dans la discussion mais comme on en vient à parler d’un sujet qui me touche… et que je suis une grosse bête velue, je contribue 😉

  52. nfkb dit :

    Eh beh qu’il est difficile de bloguer sur des sujets de société ! (moi je me cache avec des sujets biscornus pour etre peinard 😉 )

    Ce troll me rappelle l’un des derniers patients que j’ai endormi. La scene se passe de bon matin dans la salle d’accueil des brancards d’un bloc operatoire. Le patient est un homme qui a la quarantaine bien passé, costaud, l’air sportif, qui vient pour une chirurgie simple.

    Mizot’ : « – bonjour Monsieur, ca va ?
    Le patient : – oui, je préfère vous le dire tout de suite : pour,moi jamais d’alcool, jamais de tabac, jamais de drogue et pas trop de femmes
    – euh oui d’accord… Bon… Vous etes bien M truc ? Bien a jeun ?
    – oui, et oui je viens de vous le dire jamais d’alcool !
    – euh ok, avez-vous bu ou manger ce matin, c’est ca que je voulais dire
    – non non, c’est bon, et je voulais dire, par contre je deale ! …
    – sic
    – oui je deale de l’amour, c’est mon truc.
    – ah, si vous voulez. C’est plutot positif. Et sinon vous faites quoi comme metier ?
    – je suis instructeur de full contact / kick boxing  »

    Cette scene a pu etre sponsorisee par Hypnovel. Tout s’est bien passé pour ce patient.

  53. @PsylèneMed dit :

    Mais… Si l’on va par là, pourquoi rembourserait-on les blessures des personnes qui choisissent d’aller faire du ski ? C’est vrai, quoi, toutes ces radios, ces soins de genoux qui coutent bien cher ? Si l’on cesse de rembourser les soins liés aux accidents de ski, pourquoi alors rembourser ceux liés au sport en général ? Les gens choisissent d’aller faire du sport, personne ne les oblige ! Pourquoi la société entière devrait-elle payer pour les blessures générées par une activité choisie ? Ah, j’oubliais, je viens de lire qu’il ne fallait plus rembourser les soins de ceux qui ne font pas de sport… Ben, la voilà, la solution aux dépenses de santé : on ne rembourse plus ni ceux qui font du sport, ni ceux qui négligent leur santé en n’en faisant pas… J’ai bon, j’ai bon ? 😉

    J’oublie de parler de mes patients qui ne veulent pas se faire soigner, en psychiatrie : pourquoi obliger ce Monsieur qui manque évidemment de motivation pour ses soins ? Il vient tout juste de m’expliquer qu’il n’est pas malade, qu’il a des pouvoirs surnaturels et qu’il faut qu’il aille dégommer toutes les antennes radio du quartier qui lui parlent dans sa tête… Il manque de volonté, je crois… J’ai encore bon ?
    (alors qu’un traitement antipsychotique va l’aider à ne plus entendre de voix, on cherche encore un traitement anticraving pour l’alcool : le baclofène, donne des espoirs… Et si tout ça n’était pas qu’une histoire de motivation et de culpabilisation pour ce qu’on ne maîtrise pas mais qu’on redoute ?)

  54. Matt dit :

    @drstephane:
    je ne partage pas du tout les propos de SoniaB, et je comprends ton souhait de bloquer ses messages. Je suggere d’en faire de meme pour tous les messages apres le tien (du 9 mai, a 14h18), sinon elle va s’en prendre plein la tronche dans les jours qui viennent sans pouvoir repondre, pas tres « fair ». Ne lui refusons pas la compassion qu’elle nie aux autres.

  55. Toiline dit :

    @SoniaB : Z’êtes gonflée, j’ai 28 ans, je fume un paquet par jour et travaille 12 à 13h par jour dans un job « utile à la collectivité ». Et je ne suis jamais malade, je pète le feu et j’ai dû voir un médecin pour la dernière fois il y a 3 ans. Les deux bonnes nouvelles c’est que 1. sur chaque paquet que j’achète je paie des taxes à l’État et 2. je claquerai d’un cancer du fumeur pile à l’âge de la retraite (voir avant). Donc j’aurai travaillé et cotisé(doublement) toute ma vie et quand viendra l’âge d’en profiter, ben je vous coûterai pas un sou.

    Et comme le dit Mr Dupagne, je vous emmerde.

  56. Dr Stéphane dit :

    [Message de service]

    #NoteAuTroll Sonia B, vous continuez à répondre aux messages de mon blog alors que vos messages ne sont plus publiés depuis le 9 mai 2012 14h20. Je tenais à vous le faire remarquer …

    #NoteAuxAutres vous pouvez arrêter, Sonia B ne vous répondra plus …

    Merci

    [edit] A partir de maintenant j’efface également les messages adressés à Sonia B car elle ne pourra pas vous répondre. Merci

  57. @DrStéphane Matt a raison

  58. Joyeux anniversaire moi!!!!

    1 an tout pile aujourd’hui… une date plus importante que mon anniversaire…
    celle de ma « sleeve »…
    40kg en moins… je ne suis « plus » qu’en surpoid!!!

    Bon courage à Pierre…, merci Dr Stéphane de l’accompagner!!!

  59. Pingback: La basse cour de la poule pondeuse » News Réfléchir » Le poids : et alors ?

  60. ApprentiDoc dit :

    Aux Sonia (puisque les messages ne lui sont plus adressés 😉 ) et aux non-Sonia, j’ai entendu dire que boire de l’alcool (avec modération) au cours des repas permettait une assimilation de meilleure qualité des nutriments alimentaires. Vous devriez peut-être essayer (sauf (peut-être) si vous vous connaissez des tendances à l’alcoolisme)

  61. Des nouvelles de Pierre?

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